Angélique N, 19 ans, vient d'être élue Miss Bas-Rhin. Aussitôt sacrée, elle a failli s'évanouir, d'émotion.
« Je voyais toujours les élections de Miss France à la télé. C'est un monde de rêve et de beauté qui m'a toujours attirée. » Voilà pourquoi Angélique N, 19 ans, 1,71m, Strasbourgeoise, célibataire, étudiante dans une école d'esthéticiennes, a décidé un jour de « commencer dans des concours de villages, du style Miss Riesling ou Miss Mutzig. » Elle a continué, jusqu'à son élection de Miss Strasbourg (1998) puis de Miss Bas-Rhin (1999). Prochaine étape : le concours de Miss Alsace, à Brumath, le 25 septembre. Depuis, la jeune femme dit avoir « évolué. Je marche mieux, je m'exprime mieux. »
« Faut pas rêver »
Comme Angélique N, François Schlosser est tout sourire. Le délégué régional du comité Miss France, celui de l'éternelle Geneviève de Fontenay, organise des concours depuis plusieurs lustres. Il s'y connaît. Il a vu évoluer les jeunes femmes, qui sont aujourd'hui « mieux coiffées, mieux maquillées » qu'il y a vingt ans et dont le niveau intellectuel peut être « très élevé ». « Regardez Sophie Thalmann ! (Miss France 1998, recrutée par TF1 pour co-animer une émission consacrée à l'actualité du football. Ndlr) s'exclame-t-il. Miss France ? « J'aimerais bien, mais faut pas rêver » tempère la jeune Miss Bas-Rhin. A l'issue de son élection pour Miss Bas-Rhin, Angélique N avoue avoir manqué de s'« évanouir ». Dans ces moments là, « on est mise en avant, il y a des photographes. » Et la vie crépite.